• nov
  • 15

Peut-on encore penser une stratégie de communication sans les réseaux sociaux ?

smartphone

Depuis son arrivée en France en 2006, Facebook a transformé notre façon de nous informer, de communiquer, de consommer, de faire des rencontres…Qui aurait pu prévoir qu’ internet allait bouleverser à ce point nos vies ? Après plus de 10 ans d’utilisation de réseaux sociaux, on peut s’octroyer aujourd’hui le droit de faire un premier bilan sur l’évolution d’une mode qui a réussi à ne pas être éphémère.

 Il y a 15 ans naissait The Facebook : Mark Zuckerberg est encore un étudiant anonyme et l’univers des réseaux sociaux totalement absent de notre quotidien. Trois ans plus tard, Facebook arrive en France, il faudra encore attendre deux années supplémentaires pour avoir une traduction intégrale du site. Le nombre d’utilisateurs explose alors et la plateforme, d’abord utilisée par les adolescents, séduit progressivement les différentes tranches d’âge… Puis les entreprises.

La vraie révolution dans nos rapports aux réseaux sociaux a été la démocratisation de l’usage des smartphones. D’une utilisation sur ordinateur lors d’une pause au boulot, nous sommes passés à une connection permanente via nos téléphones. Fini le petit tour sur notre fil d’actualité en fin de matinée pour meubler les 10 minutes restantes avant l’heure du déjeuner. Les notifications viennent instantanément nous informer des activités de nos amis et le réflexe de sortir son smartphone à la moindre vibration est devenu monnaie courante pour beaucoup d’entre nous. L’intérêt des publications a beau être généralement relatif, le petit sifflement d’un Samsung ou les 3 notes de musique d’Apple nous forcent à jeter un coup d’oeil à l’appareil. Dans la plupart des cas on ne se donne même pas la peine de déverrouiller le téléphone, on regarde simplement l’origine de l’alerte sans aller plus loin.

Sur Twitter, la réactivité est de mise, bien plus que sur tous les autres réseaux. La durée de vie d’un message n’est que de quelques minutes ; pour exister et avoir de la visibilité il faut être connecté en permanence. En une poignée de secondes, les réactions peuvent fuser sous un tweet d’un utilisateur populaire. Autant dire que même si votre avis est pertinent, il ne sera ni lu ni relayé s’il arrive trop tard. Le message sera noyé dans la masse d’information et les nouveaux tweets.

group of people using smart phone for online shopping or ecommerce concept

Du côté d’instagram, la réactivité est moindre. La plateforme dédiée à la photographie séduit grâce à une construction paradoxale alliant modernité et clins d’oeil rétros. Le format carré historique rappelle des souvenirs de polaroïds même s’il est présenté dans un album virtuel actuel et intuitif. Portfolio pour photographes, support créatif pour blogueurs ou simple moyen de partager ses clichés de vacances, Instagram séduit un public très hétérogène. Il ouvre surtout de nombreuses et nouvelles portes aux marques.

Les réseaux sociaux ont fait naître de nouvelles opportunités de communication. Les community managers ont fait leur apparition. Leurs rôles : développer l’image des entreprises dans la jungle des réseaux sociaux et assurer une bonne visibilité sur ces nouvelles plateformes. Cette évolution a aussi nécessité une refonte des métiers de la communication. Avec Facebook on peut diffuser une annonce publicitaire avec une précision encore totalement inenvisageable il y a quelques années : âge, lieu, situation familiale, habitudes,…Rien ne lui échappe. Facebook saura détecter les personnes correspondant aux critères demandés à partir des informations directement fournies par les utilisateurs. La maîtrise de ces supports est aujourd’hui essentielle pour développer une stratégie de communication globale efficace.

Autre profll nouveau dans le paysage digital : les influenceurs. Plus besoin d’être un sportif, une star de cinéma, un chanteur (même si ça aide) pour devenir l’égérie d’une marque. Les “instagrameurs” influents sont rémunérés directement par les marques pour faire la promotion de leurs produits sur leur profil. Un bon moyen de toucher ses cibles à un coût raisonnable. Cette communication est d’autant plus efficace que les cibles sont captives et consententes : elles acceptent sans sourciller le contenu que leur idole du web leur donne à manger… !

Un peu plus d’une décennie a suffi à redéfinir la manière de penser la communication. Plus aucune campagne de communication ne saurait être mise en place sans prendre en compte les réseaux sociaux. Facebook, Twitter et Instagram sont mêmes dans certains cas les plateformes centrales du plan d’actions. Les réseaux sociaux ne ringardisent pas pour autant les outils plus classique print qui viennent efficacement en appui et compléter le dispositif pour donner encore plus de visibilité à la marque.

  • juil
  • 07

Skeuomorphic, flat ou material ?

En webdesign, comme dans la mode, les tendances se dessinent, s’imposent… et passent. Les « couturiers stars » du webdesign, comme pour la haute couture, changent. C’est une « guerre permanente » entre les GAFAM pour être celui qui décidera du design de demain…et déclenchera un retour sur investissement immédiat.

Skeuomorphique Design

Si le terme est un néologisme, la tendance, elle, existe…et à vécu ses heures de gloire grâce à Apple jusqu’à son système d’exploitation IOS6. La volonté de cette approche graphique est de rappeler à l’utilisateur les objets du quotidien, voire d’hier ! Les formes sont réalistes, familières et recherchent l’authenticité. Beaucoup de relief, des textures travaillées, comme le cuir, le métal, le bois…et les boutons sont hyperréalistes, en volume, pour bien finir l’objet, donnant ainsi des repères clairs à l’utilisateur. En d’autres termes, il simplifie l’utilisation ! On se souviendra du calepin « Note » « en papier », de la bibliothèque « Ibooks » « en bois » ou encore de l’ampli de « GarageBand »…

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Flat Design

Le « Flat design » est venu écraser le skeuomorphique au début des années 2010. Il a régné en maître dans de nombreuses créations graphiques. Une tendance qui se veut ultra-minimaliste avec des couleurs claires voire pastel, des logos les plus simplifiés possibles, des lignes épurées et des polices de caractères les plus fines. L’accent est mis sur la lisibilité, l’espace est optimisé, les formes sont géométriques, épurées et en 2D. On utilise une seule couleur par élément et surtout on bannit le dégradé « marshmallow ». Pas d’ombre, pas de texture, l’ensemble est unifié et plat. Le « couturier » qui a imposé ce design était chez Microsoft et est apparu avec Windows 8 ! Cette tendance a amené au web et aux créations graphiques en général, sobriété et classe.

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Material Design

Adieu le flat. Bonjour le Material. Une nouvelle vague insufflée directement par Google. Déjà lancé à grands renforts de communication depuis 2016, le Material Design se veut plus fun, plus coloré, plus proche de la vraie vie et des utilisateurs. Le « papier » fait son grand retour : le design se comporte comme lui, transparent, léger, plat et se superpose en couche… L’objectif de cette approche est de revenir à des formes plus réalistes, plus proches des attentes de l’utilisateur final, de son expérience ressentie. La volonté de Google est d’imposer une forme graphique pour uniformiser le web et les applis mobiles. Le Material est né de l’explosion du smartphone et de son utilisation de plus en plus massive au quotidien.

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Séduire, toujours séduire. Faire adhérer l’utilisateur, toujours plus d’utilisateurs. Donner la tendance, pour que les webdesigners s’en emparent au quotidien et fassent boule de neige…Pour toujours régner en maître sur le web !

Qui sera le prochain « king» du webdesign ?

  • nov
  • 12

Trump Président : et si le réseau social était (partiellement) responsable

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Depuis l’élection de D. Trump, le réseau social aux 2 milliards de membres se retrouve pointé du doigt pour être, en partie, responsable dans l’élection du milliardaire républicain. « Donald Trump a gagné à cause de Facebook », n’a pas eu peur d’écrire le New York Mag. « Facebook devrait avoir honte de ce que leur plateforme est devenue », assurait de son côté le site d’information de référence de la génération connectée, le Mashable. Le professeur de communication à Stanford, Fred Turner, regrette que les réseaux sociaux, pourtant pensés à l’origine comme des outils démocratiques, « aient (certainement) fini par favoriser les populistes ». Et c’est fort probable. Quand on sait que 60% des Américains s’informent principalement via Facebook – c’est-à-dire via les infos partagées par leurs amis, leur communauté – on peut légitimement se poser des questions sur la façon dont on peut encore « faire société ensemble ».

Reflets noirs

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Il peut être intéressant de rapprocher cet événement politique majeur avec l’excellente série télévisée britannique « Black Mirror » qui, sous un angle noir et satirique, décrit un futur proche, pour ne pas dire immédiat, totalement perverti par la technologie. Elle interroge les conséquences inattendues que pourraient avoir les nouvelles technologies et comment ces dernières influent sur la nature humaine de ses utilisateurs, et inversement.

De la fiction à la surprenante réalité de cette semaine, il n’y a qu’un…demi pas !

Depuis près de deux décennies, les réseaux sociaux font partis de notre vie. Simple lien virtuel à l’origine, ils influencent aujourd’hui nos comportements. Ils ne nous montrent que ce que nous voulons voir –n’avons nous pas nous même fait le tri ?-, nous enfermant dans un environnement virtuel qui n’est que le reflet de ce que nous sommes ou voudrions être !

Jusqu’alors ils nous servaient à créer du lien virtuel avec d’autres, connus ou inconnus… ils sont aujourd’hui l’outil stratégique dans la communication de l’entreprise.

D’après un article de « Usbek & Rica » – www.usbeketrica.com

  • nov
  • 05

Une campagne juste et vraie

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En avril dernier, Momondo, comparateur de voyage,  a invité 67 personnes de nationalités différentes à partir à la découverte de leur ADN pour mieux déjouer les a priori. Cette expérience sociologique a été filmée et a rapidement eu un succès viral international. Une campagne – à l’origine corporate – qui a  décoller très vite et très loin.

Le point de départ de la campagne « Let’s open your world » a été une étude indépendante menée par Momondo auprès de 7292 personnes de 18 pays différents. Celle-ci révélait que les gens sont devenus moins tolérants qu’auparavant ; ce qui constitue un problème pour toute partie prenante du tourisme. L’ensemble de la campagne a donc été construite autour de « l’ouverture au monde et à la diversité ». Plus qu’une idée, il s’agit d’une mission commune : celle “d’ouvrir le monde”.

Les créas étaient convaincus qu’il était important de faire passer le message que le voyage  rend plus ouvert : ”un voyage au sein de notre ADN s’est donc imposé comme une évidence. Il s’agissait de la solution la plus adéquate, la plus forte étant donné qu’elle chamboule et bouleverse tout, “elle révèle quelque chose en vous”.

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Momondo a invité 67 personnes d’origines différentes à venir tenter une expérience. Les participants ont été sélectionnés par deux agences de casting et choisis selon leur appartenance ethnique et leur histoire personnelle. Chaque participant a été invité à parler de ses origines durant 10 minutes représentant plus de 100 heures de vidéo au total. Après cela, ils ont été invités à passer un test ADN de salive (mené par AncestryDNA). Sur la base de ces résultats et de l’histoire de chaque participant, 16 personnes ont été sélectionnées pour le tournage du film “DNA Journey”. Face caméra, chacun s’est exprimé sur ses ancêtres, sur leur perception d’eux-mêmes, du monde ainsi que sur leur résultat ADN. Il était essentiel pour la marque de capturer des instants vrais et spontanés. “C’est cela qui rend les séquences du film si fantastiques et puissantes. Elles jouent sur la différence entre ce que les gens croient sur eux-même et d’où ils viennent, ce qu’ils sont vraiment”

Le résultat est édifiant : un grand moment de partage et de vérité. Comme quoi il est important que la communication se base sur les fondamentaux d’une organisation et soit « juste et vraie »

source « lareclame.fr »

  • oct
  • 30

Coup de canif dans le storytelling

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2004, Michel de Rovira et Augustin Paluel-Marmont créent « Michel & Augustin ». Ils débutent avec des petits sablés qu’ils cuisent dans leur four…Biscuiterie moderne au goût d’antan, produits faits comme à la maison, packaging sobre, « qu’on dirait que ce sont eux qui les ont emballés à la main » ; distribution maîtrisée, « on ne les trouve pas n’importe où »… Le storytelling est parfait, à faire pâlir «Bonne Maman »… Jusqu’à la promesse « Les trublions du goût ». Le succès est immédiat. La confirmation de ce que tous les bobos attendaient depuis longtemps « enfin des petites douceurs pâtissières de qualité qui ne rentrent pas dans le moule industriel, fabriqués par des jeunes qui veulent en découdre avec les gros groupes de l’agro-alimentaire !». « Michel & Augustin » sont nos amis, nos pâtissiers à nous. On les aime sans les connaître. Et on a l’impression de les connaître depuis toujours… Normal, ils utilisent à merveille la « guerilla marketing » pour générer du bouche à oreille ; ils sont plus que présents sur les réseaux sociaux. Et ca marche : en 10 ans la marque aux deux prénoms atteint un chiffre d’affaires de 35 M€ !

A chaque nouvelle création, on se régale à l’avance. Quand les jolis et bons biscuits apparaissent dans le snacking «TGV », on se réjouit pour eux. Quand les frenchies ont rendez-vous chez Starbuck toute la communauté exultent. Ils en veulent les petits ! L’exemple même de la réussite à la française.

Et puis le faux pas dans cette communication bien huilée, trop bien huilée ?…octobre 2016, Augustin Paluel-Marmont, à la veille de la « Manif pour tous » fait savoir sur les ondes françaises qu’il soutient François Fillon à l’élection de la primaire de la droite. Comment ça François Fillon ? Mais non seulement il n’est pas du « bon côté » mais en plus il est ultra conservateur. A des années lumières de l’image que nous nous étions faite de « Augustin notre pâtissier ». Libération titre « les gâteaux étouffe-bobos » ; certains, par les réseaux sociaux qui les avaient tant servis, les accusent de soutenir l’homophobie et les cercles anti-avortement…et appellent au boycott de la marque !

Le storytelling a pris un coup de canif. Les cibles se sont senties trahies. Est-ce bien notre Augustin à nous qui s’est exprimé ? Augustin Paluel-Marmont s’en est bien défendu « ce n’est pas Augustin de « Michel & Augustin » qui s’est exprimé mais bien Augustin Paluel-Marmont en tant que personne… ». Rien n’y fait. L’histoire a tellement été bien emballée que les deux sont aujourd’hui intimement liés. Michel c’est « Michel » et Augustin c’est « Augustin », les 2 hommes clés, créateur de la marque…

Quand on raconte une histoire en communication, la cohérence doit être sur tous les fronts. C’est cette cohérence qui fait la performance. Et quand on fait un faux pas, c’est toute l’histoire qui peut se dégonfler. Bad buzz !

  • oct
  • 16

C’est qui la cible ?

Face à la désertion des touristes, la ville de Paris a réalisé une vidéo promotionnelle. « Paris, je t’aime » , un titre qui se fait l’écho du film d’Olivier Assayas. A destination, semble-t-il, des touristes étrangers, elle a pour objectif de promouvoir la capitale française. Cette vidéo est très « léchée ». Elle montre les principaux monuments de la capitale française, dans une douceur de vivre qui contraste avec les images laissées par les attentats de 2015. Elle ne les oublie cependant pas. Dès la 19eme seconde, la statue de la République, marquée par les slogans et les drapeaux français, rappelle que les parisiens aiment leur ville et n’ont pas peur. Black, blanc, beur ; culturelle et gastronomique ; festive et sportive ; classique et moderne…elle montre sa diversité et sa pluralité. Vidéo faite pour séduire, chaque plan est travaillé, intègre des comédiens dans un Paris très élégant et glamour. La bande son de la vidéo a été confiée au groupe Hyphen Hyphen, originaire de Nice, elle aussi touchée par les attentats.

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« petits rats » ou…

Déçus par la perception “étriquée” de Paris, comme ils le soulignent dans une lettre adressée à Anne Hidalgo, 2 jeunes réalisateurs diffusent une autre vidéo, qu’ils considèrent comme « plus moderne et rafraîchissante »… « Paris on t’aime aussi ».
“Paris, ce n’est pas seulement la tour Eiffel, Notre-Dame et le Trocadéro C’est aussi Barbès, La Chapelle et le métro. Paris, ce n’est pas que le foie gras et les escargots. C’est aussi un bon tajine et un phở ! Paris c’est avant tout le mélange, la diversité. Bien sûr, La Fayette, La Fontaine et Hugo. Mais aussi M’bassa, Nguyen et Hidalgo” disent-ils dans ce clip, dont la musique est signée Ena-N
2 vidéos, 2 approches différentes de la ville…La première est calibrée pour faire venir des touristes étrangers avec un fort pouvoir d’achat : rendre plus rassurante un ville qui, encore plus que le reste du territoire national, est considérée « en état d’urgence », donc dangereuse.
La 2ème montre la ville telle qu’elle est, vivante, bruyante, brouillonne, avec des vrais gens filmés dans leur quotidien.

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« …street dancer » ?

Laquelle des 2 est la plus efficace pour faire revenir les riches touristes étrangers à Paris ?
Même si c’est désolant, je ne parierais pas sur la 2ème…
En revanche, pour faire du bien aux Parisiens qui en ont bien besoin, elle est sans doute d’une efficacité déconcertante.
Tout est question de cible.

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  • août
  • 05

Les bots se multiplient

toy robots lined up outside childs bedroom

Aujourd’hui plus de 48% de l’activité sur le web proviendrait des bots ! Ils sont partout. Petits robots informatiques, ils sont programmés avec une certaine intelligence artificielle. Ils font mieux que personnes les tâches répétitives ou qui nécessitent de la rapidité (Googlebot quadrille en permanence le web pour repérer et classer des millions de nouvelles pages). Des pirates utilisent les bots pour traquer les adresses et les mots de pass à revendre…ou pour générer de faux clics afin de gonfler le trafic des sites et doper les tarifs publicitaires ! Ils sont capables aujourd’hui de berner les internautes en interréagissant avec eux tel un humain. Si les GAFA s’en sont largement emparés c’est pour instaurer de la relation avec leurs clients, augmenter la confiance…et doper leurs ventes ! Peut-on faire confiance à un bot ? L’échec cuisant de Microsoft avec Tay semble dire que tout n’est pas encore parfait…
A l’agence, les seuls robots que nous avons, sont en plastique !

  • mai
  • 14

Quand l’affiche voulait changer le monde

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La contre-culture
Dessinée en 1966, cette affiche de Bob Dylan, l’une des plus belles images du XXe siècle, est signée Milton Glaser. Agé aujourd’hui de 86 ans, ce New-Yorkais, membre de Push Pin Studios, a « grandi dans le Bronx, dans un milieu de réfugiés d’Europe de l’Est. Ils étaient de gauche : c’était un vaste mélange de communistes, de socialistes et de trotskystes », raconte-t-il dans le catalogue de l’exposition Internationales graphiques. Glaser et Push Pin contestent la domination du Mouvement moderne, en puisant leurs références dans toute l’histoire de l’art. Les arabesques multicolores de la chevelure de Dylan rappellent l’Art nouveau des années 1900. Des rêves agréables semblent grouiller sur la tête du chanteur de The times, they are changin’. Sans être ouvertement politique, cette affiche s’oppose donc aux codes visuels de la société de consommation.
Plus les affiches s’effacent des murs de nos villes, plus elles réapparaissent dans des expositions. Après les graphistes engagés, il y a quelques mois à la BNF, voici les « Internationales graphiques », exhumées par la BDIC (Bibliothèque de documentation internationale contemporaine). La mobilisation contre le napalm déversé au Vietnam par les Etats-Unis, la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud ou encore l’Escadron de la mort du général Pinochet… L’exposition regroupe vingt ans d’archives montrant le rôle du graphisme dans la sphère politique.

jusqu’au 29 mai à l’Hôtel des Invalides, à Paris

  • avr
  • 18

Prix Pulitzer 2016 : écho aux drames du monde

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Guerres, crise des réfugiés, terrorisme : les prix Pulitzer 2016, annoncés lundi 18 avril à New York, se font cette année l’écho des grands drames du monde. Ces prix — du nom du journaliste Joseph Pulitzer —, décernés pour la première fois en 1917, sont parmi les plus prestigieux en matière de journalisme et de création artistique.

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  • avr
  • 15

Se déplacer en 2.0


Tellement tentant de se déplacer en roue électrique…On n’a pas pu résister ! Avec autant d’appréhension que lorsqu’on apprend à faire du vélo. On était comme des gosses qui enfourchent pour la première fois la bicyclette tant attendue… Hésitation, zig-zag, chutes, genoux écorchés…mais quand ça y va, quelle sensation. De la glisse en silence…
On déconseille cependant d’essayer de faire comme dans la vidéo.  Après quelques mois d’entrainement peut être…Mais c’est tellement beau qu’on ne résiste pas à partager !